Cinquantenaire, anniversaire de la mort de jean Médecin. Vie et œuvre
Conférence
Présenté par Maître Jacques PEYRAT
Issu d'une ancienne famille de notables niçois, Jean Médecin est le fils d'Alexandre Médecin, conseiller général.
Après des études de Droit à Paris, il rejoint l'armée et est appelé à combattre durant la Première Guerre mondiale. En 1914, à l'issue de la bataille de Verdun, il est décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre.
De retour à Nice en 1919, il exerce brièvement la profession d'avocat avant d'entrer en politique. En 1919, il est élu conseiller municipal de Nice et, en 1928, maire de Nice, où il acquiert une véritable notoriété qui lui permettra de diriger la ville durant 37 ans.
Élu sénateur des Alpes-Maritimes en 1939, il, ne supportera pas, en 1942, que les Italiens fascistes occupent Nice, il se fâche avec le gouvernement, et les Italiens parviennent à le destituer en 1943. Il fuit alors à Avignon et à Annot, mais est arrêté en 1944 par la milice et est incarcéré à Nice, puis à Belfort d'où il s'évade la même année.
En 1951, il est élu président du Conseil général des Alpes-Maritimes et, en 1953, il est candidat radical à l'élection présidentielle du quatrième au septième tour et obtient un maximum de 22,31 % au cinquième tour.
De mars 1955 à janvier 1956, il est désigné par Edgar Faure secrétaire d'État à la présidence du Conseil.
Politiquement républicain, démocrate, indépendant et modéré, il siégera dans le groupe des Indépendants de Gauche, puis se rapprochera du centre avec le parti politique local qu'il créera : le Rassemblement des Indépendants.
Il réalisa de grands chantiers dans la ville comme le grand réaménagement de la promenade des Anglais, le commencement de la Voie rapide, la couverture et la protection du Paillon, l'édification du Palais des expositions, de l'École hôtelière, de l'aéroport, du Centre universitaire méditerranéen, des Instituts supérieurs de droit et de lettres, du Conservatoire de musique à la villa Paradiso, des musées du palais Lascaris, de la villa des Arènes, des Ponchettes…
Jean Médecin était parfois surnommé « le roi Jean » ou bien encore « Jan de Nissa ».

